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Quand Payet donnait du fil à retordre à Alain Perrin...

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A St-Etienne, l'exigence et la discipline instaurées par Claude Puel depuis son arrivée tranchent avec la gestion paternaliste qu'avaient adoptée avant lui Jean-Louis Gasset puis Ghislain Printant. Un modèle de management qu'avait adopté un autre de ses prédécesseurs sur le banc stéphanois, Alain Perrin (2008-2009). "Je suis autoritaire, il faut dire les choses comme elles sont", reconnaît le technicien de 63 ans dans une interview à Footissime. "Je savais où je voulais aller et il y a une exigence du haut-niveau. Et la difficulté ce sont les joueurs qui ne sont pas prêts à donner cela pour le haut-niveau (...) Je n’avais pas beaucoup de tolérance, il fallait que les joueurs donnent tout sur le terrain, à l’entraînement, à côté. J’étais vraiment exigeant sur l’ensemble du métier."

Malgré cette exigence, Perrin a parfois su faire des concessions. C'est ce qu'il a laissé entendre au moment d'évoquer sa relation avec Dimitri Payet, qu'il avait justement eu sous ses ordres dans le Forez à l'âge de 21 ans. "Avec le temps, j’ai appris à composer aussi avec la personnalité des joueurs. Je pense à Dimitri (Payet) par exemple. Ce sont des joueurs qu'il faut accepter dans leur façon d'être, parce que le plus important, c'est le match", explique-t-il. "Dimitri, quand il était plus jeune parce que je ne sais pas ce qu'il est devenu avec le professionnalisme... Quand les jeunes ont 22 ou 23 ans, ils pensent beaucoup à sortir et faire la fête, c’est de leur âge, poursuit le technicien de 63 ans. Mais ce n’est pas toujours compatible avec la préparation parce que la récupération est quelque chose de très important. Et quand vous faites la fête, vous picolez, vous ne dormez pas beaucoup, vous ne pouvez plus avoir le même degré de forme. Et vous risquez les blessures. C’est pour ça que les entraîneurs doivent aussi protéger les joueurs." À St-Etienne, Payet avait commencé à confirmer les espoirs placés en lui à ses débuts au FC Nantes, mais a véritablement explosé à Lille, puis à Marseille, dont il est cette saison le maître à jouer (11 buts et 5 passes en 23 matchs).