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Bernard Caïazzo rétablit ses vérités sur l'arrêt de la Ligue 1

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Bernard Caïazzo, le président du conseil de surveillance de l'AS Saint-Etienne.
Bernard Caïazzo, le président du conseil de surveillance de l'AS Saint-Etienne.

Bernard Caïazzo, président du conseil de surveillance de l'ASSE et du syndicat Première Ligue, continue de le répéter haut et fort : la décision d'arrêter le saison 2019-2020 de Ligue 1 n'est pas venue des clubs français mais bien du gouvernement du pays.

Seul top championnat européen à ne pas reprendre, la Ligue 1 est dans la tourmente, qui semble bien partie pour s'intensifier, depuis quelques semaines. En effet, l'arrêt définitif de la saison 2019-2020, acté le 30 avril dernier par la Ligue de Football Professionnel, n'en finit plus de faire couler de l'encre. Les prises de position sont multiples et, ce lundi, c'est Bernard Caïazzo qui a tenu à rétablir certains faits et certaines vérités. Lors d'une conférence de presse de Première Ligue, le syndicat des grands clubs français, le dirigeant de l'ASSE, qui avait même pris des indications par rapport à la gestion de la crise sanitaire dans le football allemand, a affirmé que c'est bel et bien le gouvernement du pays qui avait fait le choix de stopper la Ligue 1, et non pas le football français.

"Il n'y a eu aucune concertation avec nous"

"Avant le 28 avril, on commençait à regarder comment reprendre, on était tous sur le pont, a expliqué le président du conseil de surveillance de Saint-Etienne. Waldemar (Kita, président de Nantes) avait proposé plusieurs idées, moi-même j'avais demandé des informations à Patrick Guillou pour savoir comment ça se passait en Allemagne. Tout le monde se préparait à reprendre et le 28 avril. Quelle ne fut pas notre surprise d'entendre le Premier ministre dire que "la saison 2019-2020 ne pourra pas reprendre". Est-ce qu'il y a eu concertation avec les autres pays ? Non. Est-ce qu'il y a eu concertation avec les grands clubs de football ? Non. Moi je peux dire au nom de Première Ligue qu'il n'y a eu aucune concertation avec nous", a affirmé le dirigeant ligérien.

"Il y a mille preuves pour le démontrer"

Incisif, Bernard Caïazzo a ensuite précisé sa pensée, répondant notamment à certaines accusations portées sur un arrêt de la Ligue 1 par intérêt de classement. Pour le président de Première Ligue, ce scénario, évoqué par certains dirigeants, n'a tout simplement ni queue ni tête : "Je veux juste rétablir les faits, c'est une aberration totale de dire que c'est nous qui ne voulions pas reprendre. Personne ne se saborde, personne ne se suicide, personne dans le football n'avait envie de tuer notre économie et d'avoir 600 ou 700 millions de manques à gagner pour soi-disant protéger un classement. C'est une erreur. Ceux qui veulent vous faire comprendre une autre réalité en disant que c'est la Ligue qui a pris la décision d'arrêter, c'est entièrement faux, et il y a mille preuves pour le démontrer", a-t-il conclu.