Paul-Georges Ntep raconte ses deux années de galère

Paul-Georges Ntep a vécu deux années de galère.
Paul-Georges Ntep a vécu deux années de galère.

De retour en Ligue 1 depuis cet hiver, à St-Etienne, Paul-Georges Ntep espère relancer sa carrière, lui qui a connu deux dernières années de galère, entre une grave blessure qui a stoppé son ascension à Rennes et un passage décevant à Wolfsburg.

En offrant l'égalisation à St-Etienne devant Caen (victoire finale 2-1), quelques jours seulement après son arrivée en prêt en provenance de Wolfsburg, Paul-Georges Ntep a mis fin à une disette qui durait depuis plus d'un an. Son dernier but, toutes compétitions et tous clubs confondus, remontait au 21 décembre 2016, où il avait permis au Stade Rennais de décrocher un nul 1-1 à Lille. Une éternité pour l'attaquant de 25 ans, qui espère repartir sur un un cycle vertueux après des mois, voire des années de galère.

Atteint d'une fracture d'un tibia en juillet 2015, quelques semaines seulement après ses deux premières sélections en équipe de France, puis d'une double-fracture de fatigue en mars 2016, l'ancien numéro 7 du SRFC a d'abord cru que sa carrière allait s'arrêter à des débuts prometteurs. "Ma blessure aurait pu vraiment mettre fin à la carrière de beaucoup", souffle Ntep dans une interview au Parisien. "Au moment de l'opération, le chirurgien m'a dit que la moyenne d'une récupération complète, c'était dix mois. Une carrière, c'est comme la vie, ça se joue à peu de chose. Si je ne m'étais pas blessé à ce moment-là... (...) Cette opération m'a privé de la fin de la saison puis de l'Euro 2016."

Dès septembre 2016, le natif de Douala a repris la compétition, avant de partir pour Wolfsburg à l'hiver 2017. Handicapé par une déchirure musculaire en avril et surtout par la crainte d'une grave rechute, il n'a jamais percé outre-Rhin (15 matchs, 3 passes décisives). "J'avais peur de ne pas pouvoir rejouer l'esprit libéré", explique-t-il. "J'ai une tige de 30cm dans chaque jambe. Un corps étranger que je dois garder toute ma carrière, pour aider à solidifier l'os. Le cerveau et le corps, ils les ressentent. Parfois, c'est dur. Mais là, j'ai besoin d'enchaîner. Ça remonte à deux ans maintenant, c'est derrière moi." C'est tout ce que l'on peut souhaiter au néo-Stéphanois...

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