Pourquoi la vente a capoté...


Bernard Caïazzo ne vendra pas l'ASSE au fonds d'investissement Peak6.
Bernard Caïazzo ne vendra pas l'ASSE au fonds d'investissement Peak6.

Entrés en négociations exclusives avec Peak6, un fonds d'investissement américain, pour vendre leurs parts à l'ASSE, Roland Romeyer et Bernard Caïazzo ont finalement rompu les échanges, jeudi.

À 23h39 hier soir, l'AS St-Etienne a confirmé la fin des négociations avec Peak6 pour le rachat de ses parts. Le fonds d'investissement américain n'a pas répondu aux attentes de Roland Romeyer et Bernard Caïazzo, qui "subissent un préjudice important liée à des engagements non tenus", a-t-il été précisé dans ledit communiqué. "Nous avons le sentiment [...] que les investissements de Peak6 ne sont pas conformes à ce qui était prévu et, surtout, qu'ils ne correspondent pas à l'ambition que nous avons pour l'AS St-Etienne", abonde Caïazzo dans les colonnes de L'Equipe ce matin. "Nous avons décidé, avec Roland Romeyer, de reprendre notre liberté. Pour nous, il y a un vrai problème de bonne foi."

D'après le quotidien sportif, ces discordances de dernière minute peuvent s'expliquer par deux facteurs. Le premier, une probable revue à la baisse du prix de rachat par Peak6. Le fonds d'investissement de Chicago avait initialement prévu de débourser un peu plus de 30 M€ pour racheter les parts du club, mais les résultats de l'audit interne et la faiblesse de l'actif joueurs constatée au sein de l'effectif ligérien auraient pu l'inciter à renégocier.

De Bontin voulait amener Ricardo sur le banc

Le second tiendrait à des orientations plus sportives, liées notamment au choix de l'entraîneur. Convaincus par le travail de Jean-Louis Gasset depuis son arrivée l'hiver dernier, Caïazzo et Romeyer ne voyaient aucune raison de ne pas poursuivre l'aventure avec lui, mais Jérôme de Bontin, intermédiaire entre l'ASSE et Peak6, qui l'aurait probablement nommé président en cas de rachat, aurait émis l'idée de nommer Ricardo sur le banc de touche stéphanois.

Le technicien brésilien de 53 ans a une expérience de la Ligue 1 pour avoir entraîné le PSG (1996-1998), Bordeaux (2005-2007) et surtout Monaco (2007-2009), du temps où de Bontin en était le président, mais les co-présidents actuels des Verts ne l'entendaient pas de cette oreille. S'ils ne comptent pas se mettre en quête d'un nouvel entraîneur, ils vont en revanche devoir repartir à la recherche de nouveaux investisseurs...

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