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Selnaes sort du silence !

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Tancé par les dirigeants et pris en grippe par les supporters Stéphanois, Ole Selnaes donne sa propre version sur son départ de l'ASSE pour Shenzhen, cet hiver.

Le 10 février dernier, Ole Selnaes était officiellement transféré de l'AS St-Etienne au club chinois du Shenzhen FC. L'épilogue d'un feuilleton de plusieurs semaines, durant lequel le milieu de terrain norvégien s'est coupé du reste du groupe ligérien, en prétextant d'abord une maladie qui l'aurait empêché de jouer le match des Verts à Nantes (1-1) fin janvier. Les explications des dirigeants Stéphanois, résumées par un bras de fer entamé par le joueur pour forcer son départ, a alors provoqué le courroux des supporters, symbolisé par une banderole réclamant au norvégien de partir, le tout dans sa langue natale.

Jusqu'ici, la version du natif de Trondheim se faisait attendre. Il est sorti de son silence ce mercredi, dans une interview relayée par le média norvégien TV2. "Le football est cynique", répète à plusieurs reprises Selnaes. "Je sais que le football est comme ça (...) Ce que Saint Étienne a dit n’est pas vrai. Oui, il y a eu un désaccord entre moi et le club, mais ce n’était pas aussi énorme que ce qui a été écrit", poursuit le joueur de 24 ans, assurant qu'il ne se serait pas opposé à rejouer sous le maillot vert si son transfert en Chinese Super League avait échoué. Pas rancunier envers les supporters, victimes selon lui de la désinformation du club forézien, Selnaes estime qu'ils "n'auraient pas réagi aussi fortement (...) s'ils avaient su la vérité".

Selnaes est comme un coq en pâte à Shenzhen

Transféré contre 10 millions d'euros (dans le cadre d'une double opération avec Cheikh M'Bengue), Ole Selnaes ne cache pas que les arguments financiers du Shenzhen FC l'ont séduit. "Il y a une vie après le football et une carrière n'est pas si longue. Je le considérais aussi comme une opportunité financière, je ne peux pas le cacher", explique l'international norvégien, qui dément avoir été contacté par des clubs de Premier League. "Mais je prends ça aussi comme une aventure. Je m'estime chanceux de pouvoir aller là-bas", explique celui qui évolue désormais un cran plus haut, au poste de milieu offensif. "A St-Etienne, il y avait très peu de choses à faire. Là, j'arrive dans une ville fantastique. C'est bien d'avoir une vie à côté. Même si le football est toujours le plus important."

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